Août, mais juste avant il y’a juillet, le cœur de la saison haute, avec ses promesses, et ses attentes.Cette année et là je n’apprends rien à personne, le soleil n’est pas au rendez-vous, et le flot des vacanciers tarde un peu à arriver. Très vite le doute s’installe, à travers la morosité des fournisseurs, et les brimades « presque habituelles » des collègues.
Mais, dés le 18 juillet les complets se succèdent et il est alors grand temps de chasser la grisaille, et de séduire les habitués, pour les garder encore un peu, comme si l’été n’était qu’un projet encore lointain.
Allons y le cœur rempli de plaisir et de chaleur intérieure, pour que les uns en parlent a leurs familles et les autres à leurs amis ou pour voire la flamme dans les yeux du cousin de la cousine du beau frère quand il leur racontera les moments passés au cœur de la Brière…
Alléluia !! Le 15 août est passé et pas de dépression sinon toujours celle qui hante le ciel de France, pas de gros coup de bambou non plus et miracle, je tiens debout. Entouré de professionnels, je n’ai pas senti la bourrasque d’arrêts maladie du 12 août, ni les trombes de complets incessant, et ça y’est c’est officiel depuis ce matin, C’est gagné !!!
La saison 2007 est un beau millésime, et je me sens comme un vigneron passionné qui réussi à faire un grand vin une mauvaise année. L’investissement personnel et collectif de l’équipe, le travail de fond, et bien entendu l’âme du lieu et les mystères de la Brière, ont vaincu le ciel.
Bravo et merci
De mon Côté, l’été auras été marqué par un très fort besoin de contact et de partage avec ma clientèle, je pense que le départ annoncé de Nadia,-ma directrice de salle- cet hiver, à réveiller chez moi une sorte d’instinct de survie, ou de self-défense qui me pousse vers la reprise en main de ma clientèle.
Christophe, mon chef pâtissier est parti dimanche après une ultime fête, made in mare aux oiseaux.
Envolé vers la capitale je ne me souci pas trop pour mon poussin devenu grand, car c’est Guy M… en personne qui l’a attrapé pour le mettre sous son aile - quel chance, je lui volerai bien quelques minutes au grand V…
Pour ma part le réseau Générations.C à fonctionné et Rodolphe, tout sucré est arrivé le 1er août pour écrire un bout l’histoire. Tout roule, et ça roucoule dur sur l’île « de la tentation »…
Mais, non ! N’insistez pas je ne dévoilerai rien des coulisses hot de « Secret Brière » !
Stop ! Petite pause émotion sur la toile des frasques de Rémy, la nouvelle star à moustache, qui manie la râpe microplane mieux que personne. Et, c’est la larme à l’œil, que j’ai l’impression de voir défiler en quelques heures l’histoire de ma vie et l’évolution de ce beau métier. Jusqu’aux petites cases de mon cerveau ding, ding, dong que je peux presque visualiser quand elles agitent le bocal, mélangeant couleurs et saveurs pour une explosion musicale. Bref ce serait trop long à expliquer ici, allez y !
Quant à moi je n’ai qu’une envie à la sortie ; C’est de courir dans ma cuisine et de laisser libre cour à mon imagination : club sandwich haricot vert, beurre apéro et jus saucisson sec ; dorade rose confite dans la graisse de canard, jus de concombre à la menthe et chèvre frais ou encore le tube de l’été, choco-ribot, sur pastèque givrée, jus de fraise au coquelicot…
Vous l’aurez bien compris le soleil est loin des yeux mais pas loin des cœurs pour la petite équipe des Cui-cui-Coin-coin…