Quelques rayons arrivent à percer la couche de nuages qui elle ne diminue pas beaucoup a contrario de la couche d’ozone.
A Fedrun, malgré le moral fébrile de nos hôtes tout va bien sur l’île aux oiseaux et la saison après un démarrage, un peu angoissant se déroule bien.
Depuis le 18 juillet nous affichons complet tous les soirs et le déjeuner est bien chargé aussi. Bien entendu le doute persiste, car la terrasse est fermée malgré les 3 énormes grilles pain que j’ai acheté pour la réchauffer.
Et c’est déjà le 15 août qui se pointe, et je guette le vilain coup de bambou qui va me mettre knockout en un seul round.
Mais les jours s’égrènent et tout semble filer au gré des gouttes de pluie qui arrosent la Brière, l’équipe est solide coté pile comme côté face, et nous filons toutes voiles dehors vers le mois de septembre.
Je peux même m’octroyer le luxe d’une petite escapade dans ce dernier village de Bretagne avant l’Amérique !
Comment ça vous ne connaissez pas plomodiern et l’Auberge des Glazicks ?
Allez-y vite de ma part.
J’en profite pour emmener mes parents, la balade est parfaite quelle belle table, a chaque plat les sourires s’agrandissent et font plisser les petits yeux brillants de plaisir de mes invités.
Quelle bonheur que le restaurant quand il est bien fait, merci Oh grand chef Olivier Bellin et promis je reviens vite te voir.
Dans une journée de congé de restaurateur, c’est comme une journée de travail il faut prendre en compte le service du midi et celui du soir, je file donc avec ma petite troupe chez mon ami sculpteur Michel Thamin au cœur de cette Bretagne secrète est magique.
Le lieu lui-même est artistique, petite maison de pierre au cœur de la forêt, jardin sculpté, entre sauvage et raisonné, Bonsaï perso, ébauches de granit, lumière enchantée, même la pluie prend des allures de sortilèges.
A l’intérieur il fait chaud, les pièces sont accueillantes à l’image de Michel et Marie, on partage, le verre de l’amitié, on coupe les parts de tartes aux légumes, c’est simplement bon d’être là , entre culture et amitié, demain je vais repartir regonfler à la mare aux oiseaux.
Cet été auras été marqué pour ma part par un très fort besoin de contact et de partage avec ma clientèle, et je pense que le départ annoncé pour la fin de l’année de Nadia ma directrice de salle à réveiller chez moi comme une sorte d’instinct de survie, ou de self défense, qui me pousse vers une reprise en main de la salle.
De son côté Christophe mon chef pâtissier se prépare à nous quitter après 3 ans et demi et l’ultime fête est déjà programmée.
Je ne me soucis pas trop pour ce petit poussin qui va s’envoler vers la capitale, car Guy Martin en personne l’a déjà appelé sur son portable pour le mettre sous son aile, quelle chance …
Pour moi le réseau Générations.C a fonctionné et Rodolphe tout sucré est entré le 1er août dans l’aventure pour écrire un bout de l’histoire de vos gourmandises.
L’été s’achève et je vous ai presque tout raconté, tout ! Ou presque mais n’insistez pas, je ne vous dévoilerai pas les coulisses « hot » de secret « Brière », mais croyez moi sur parole ça roucoule dur, sur l’île « de la tentation »…
Ah j’allais oublier Rémy, non pas monsieur le fournisseur de pigeon, vous savez bien le petit rat aux moustaches malicieuses, quelle réussite, quel explosion d’émotion, ding dong, tout est là pour expliquer les associations de saveurs, le goût et la passion pour la cuisine, un vrai