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JAPON 2005 - JOUR 3

Mercredi 5 octobre 2005 par Eric Guerin dans Japon 2005.

Le calme du déjeuner me fais du bien.

14h

nous nous rendons dans une des plus ancienne pâtisserie de la ville, petit exposé sur la philosophie du gâteau à travers les images de la vie et des saisons. Puis modelage catastrophe de cette pâte de gluten pour former nos propres pâtisseries. Playschool présente !!! L’inspiration n’est pas au rendez-vous dans une pratique pour laquelle j’excelle habituellement. J’arrive avec beaucoup de mal à accoucher d’une poule, sous le viseur d’une caméra toujours trop présente.

16h

retour à l’hôtel pour un repos demandé avant le départ en entreprise.

18h

je suis totalement déséquilibré, perdu, et c’est bien la première fois que ça m’arrive à l’étranger. Je ne suis pas rassuré par ce premier contact avec mes maîtres de cuisine et ce plongeon dans leur univers. En arrivant, présentation avec M Murrata et Ideki, puis visite de l’établissement. L’endroit est très beau. Je suis sous le charme de la décoration, l’essence du restaurant de la veille est toujours là, mais avec une touche de gaieté de modernité et de vie qui me rassure. A travers les baies vitrées j’aperçois une source qui coule sur une paroi rocheuse où pousse une végétation luxuriante. Au sol les grandes tables laquées aux couleurs chaudes invitent au confort et au recueillement. Après un thé vert, au parfum des mousses et fougères environnantes, je mange une gelée, au goût très prononcé de caramel, qui me rappelle celle que je faisais au cocacola. A ma grande surprise, on m’entraîne dans une grosse jaguar beige aux fauteuils de cuir crème et nous quittons le restaurant. On me donne à choisir dans la voiture entre un Puligny –Montrachet 97 et un Marquis de Terme 96 ? finalement on va boire les deux. Où suis-je ? Dans quelle aventure je me trouve et où allons-nous ? Nous entrons dans un petit bistrot de quartier. Je m’assoie à la table sur des chaises et garde mes chaussures. Fourchettes et couteaux à coté des assiettes, l’ambiance m’est familière. Murrata San (san = monsieur) commande du foie gras, de la terrine de campagne, du pâté de foie, du pâté de tête et une baguette de pain. Nous poursuivrons ensuite avec un steak de thon mi-cuit et une glace au bleu d’auvergne. Je nage en plein délire, mais ça me fait du bien. Murrata a l’étincelle de la folie, mais aussi de la complicité dans son oeil, il est très fort. On vient de se comprendre et il vient de cueillir ma confiance. Tout au long du repas la conversation va bon train, on échange nos philosophies de vie, même mon interprète si coincée dans son ensemble imitation Channel qui lui aura valu le surnom de Marie-Thérèse, semble sous l’effet de cette soirée décontractée. Bravo, bonne entrée en matière, je vais dormir soulagé.


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